Chapitre 36 – L’Empire Contre les Clans
I
Le groupe apparut dans une salle souterraine circulaire où se trouvait de nombreux piliers le long des murs de la salle. Ils étaient sur un cercle où se trouvait un glyphe au sol. Il y avait de nombreux bols d’encens et de l’eau les entourait. L’eau était peu profonde et des reflets de petits éclats de cristaux de roche se trouvait dedans. Il y avait un pont de pierre qui menait à un couloir. Plusieurs nains en robe religieuse se trouvaient dans la salle. Ils étaient ébahis par l’apparition du portail, puis de l’apparition des cinq personnes. Plusieurs nains reconnurent la relique et leur demandèrent :
- ? On a entendu parler d’une escouade envoyée par Egarad?mn pour récupérer l’Essence des Anciens. Je peux clairement voir la relique dans votre main, messire. êtes-vous la Confrérie de l’Alarco ou le Clan des Crocs-écarlates ? ? demanda une naine.
- ? Oui, nous sommes la Confrérie de l’Alarco et le clan des Crocs-écarlates en même temps. Nous faisons aussi partie tous les cinq des Aurores. ? expliqua Aldric. ? Nous sommes là pour vous aider à terrasser Forkiomone la Puissante et son armée grace à la relique. ?
- ? Bien ! Suivez-nous ! Nous devons vous présenter à l’Assemblée de la cité. ?
- ? On va devoir se présenter aux politiques de la cité ? ? s’exclama Ricina.
- ? Laissez-moi gérer cela avec Aldric ? dit Apollonia ? J’ai l’habitude en tant qu’ancienne reine faisant de la politique à l’échelle d’une nation et d’un royaume. ?
Le groupe et Aldric acquies?a.
Ils sortirent de la salle et la garde de l’Assemblée arriva pour les guider. Ils marchèrent dans les couloirs de pierre décorés de la cité souterraine d’Abroria. Ils arrivèrent devant une porte décorée. Apollonia et Aldric y entrèrent. Ils semblaient avoir établi une sorte de discours à l’avance pour l’assemblée.
Ils rentrèrent à deux dans la salle et sortirent plusieurs dizaines de minutes plus tard à quatre. Deux personnes les accompagnaient, et ce n’étaient pas des nains.
II
Le duo d’erdoss ressortirent avec deux autres personnes. Un humain à la peau gris foncé et aux cheveux sombres et une elfe à la peau rose et aux cheveux vers. Les deux émanaient une puissante magie que ressentaient Elusco et Edvard. L’humain avait un regard qui transpirait la sagesse et l’intelligence, avec un zeste de sournoiserie. L’elfe avait un regard qui transpirait aussi la sagesse avec un regard per?ant, comme si elle voyait la totalité des points faibles de tout ceux qu’elle voyait.
L’humain se nommait Trégan Ombrame : un mage humain marqué par la bénédiction d’Iphrine et de Vatréous qui lui donnait une longévité d’elfe. Il était apparemment un expert sur la magie spirituelle et avait vécu un peu plus d’un siècle. Les bénédictions l’avaient altéré physiquement.
L’elfe se nommait Fleona Blathnébh : une archère de talent béni par Divonutib pouvant manier la magie de la nature. La bénédiction l’avait également altéré physiquement. Elle aurait vécu plus d’un siècle avec son compagnon d’aventure et d’amour, Trégan.
Ils se présentèrent comme des aventuriers pouvant les aider dans leur mission. Ils étaient venus rendre visite à un ami vivant dans la cité et s’étaient rendu compte de la guerre qui faisait rage à Abroria. Ils proposèrent donc leurs aides. Un nain les rejoignit. Il était en armure et avait de nombreuses cicatrices. Sa barbe, sa moustache et ses cheveux étaient roux. Il enleva son casque et salua Aldric. Il dit que feue son clan les avait sauvés à de nombreuses reprises contre des puissants monstres. Et donc cela lui valut le plus grand respect qu’il pouvait lui exprimer. Ce nain, Bothvar Razorrock leur fit une présentation de la situation actuelle : la cité était bloquée dans les souterrains et dépendait de peu de protections externes pour tenir. Cependant, les dragons br?laient les nains, sans parler de Forkiomone qui était massive comme dix galères.
Aldric lui montra la relique et lui expliqua son pouvoir. Du moins ce qu’il ressentait qu’il pouvait faire avec. C’est-à-dire invoquer les esprits des anciens et des morts pouvant se battre. Il dit que la Confrérie de l’Alarco se tenait prête à affronter l’armée zatrienne de Forkiomone. Le nain et d’autre soldats qui l’avaient suivi les salua de nouveau. Ils leur disaient que les confrères et cons?urs de Grande-Roche étaient les bienvenus.
Le groupe se prépara, prit un peu de temps pour se reposer, puis se dirigèrent vers les murailles extérieures.
III
Les murailles des nains tenaient bon face à l’armée de kobolds et d’humains zatriens. C’était un véritable océan d’ennemis. Bothvar leur dit que le chef de l’armée, hormis la grande dragonne, était un démoniste du nom de Takémir avec son démon de feu : Yotrorgol. L’autre problème était l’arme vivante : un golem zatrien en état. La dernière menace était les dragons survolant le champ de bataille comme des vautours au-dessus d’un cadavre. Une menace très sérieuse.
Les murailles les plus avancées de la cité furent détruites par les dragons. Il ne restait que les murailles abritées par la roche de la montagne. Il y avait de multiples balistes posées sur la muraille qui essayaient de tuer les dragons qui se rapprochaient. Les nains amenaient ceux blessés par les flèches et par les flammes des dragons à l’intérieur de la montagne. Les ordres des nains étaient confus et ?a hurlait dans tous les sens. Le chaos était total, mélangé à de l’incompréhension chez les nains par rapport aux tactiques ennemies. Il y avait de nombreux cadavres calcinés. Ils venaient apparemment de la première muraille. Ces soldats avaient été br?lés par les flammes des dragons à cause du manque de protections adaptées.
Forkiomone aurait percé la première muraille avec son corps d’après les nains. Les troupes kobolds semblaient dispersées et à la recherche de cadavres. Elusco remarqua avec Trégan que le golem zatrien était encore inactif. Il se trouvait derrière la première muraille en ruine. Il brillait avec les reflets du soleil et de la neige. Les kobolds s’étaient avancés à deux stades de la muraille, s’approchant seulement pour tirer des volées de flèches sur les nains. Ces derniers répondaient avec des tirs d’arcs et d’arbalètes sur les ennemis assez proches. Plusieurs cadavres de dragons venaient tout juste de s’écrouler sur les murailles en ruine. Des véritables piles de cadavres de kobolds, de dragons, de nains et d’humains zatriens étaient amassés près de la machine de métal. Une étrange lueur émanait des cadavres proches du golem.
Les troupes semblaient s’organiser autour d’une figure dont Edvard et Apollonia ressentaient la magie impie. Le démoniste semblait donner des ordres aux troupes, tel un général. Les soldats commen?aient à s’agiter après quelques secondes. Une odeur de sang et de br?lé émanait des murailles.
- ? Vous ! Les mages ! Vous savez ce qu’ils font ?! C’est quoi ce machin de métal ?! Pourquoi il ne nous attaque pas ?! ?a fait des jours que le siège dur et tout ce qu’ils font c’est amasser des cadavres sans attaquer notre dernière ligne de défense ! ? hurla une officière naine.
- ? Il siphonne des ames pour le golem zatrien. Cette machine a besoin de milliers d’ames et de plusieurs semaines pour démarrer. Mais une fois actif, elle pulvérisera vos murailles avec ses sorts explosifs. Puis elle laissera entrer une vague sans fin de kobolds. Les dragons n’osent s?rement pas descendre à cause des balistes. Même une dragonne comme Forkiomone n’est pas assez résistante pour des traits de balistes en acier nain. Leur plan doit être de vous lancer des volées de flèches pour vous affaiblir en attendant que le golem soit prêt. Les dragons doivent savourer l’instant dans l’attente de voir leur machine vieille d’un millénaire prête au combat. De fa?on à la voir en action pour montrer la supériorité technologique de Karnéros. La quasi-totalité de ces golems de métaux géants furent détruits à la fin de l’ère des dragons. Une machine zatrienne comme celle-ci en bon état est une relique que les dragons modernes ne savent répliquer. Une seule active sera suffisante pour achever le siège. ? expliqua Trégan.
Un cri métallique et strident surgit. La machine commen?a à bouger très lentement en direction des murailles.
- ? Aldric ! La relique ! Il faut qu’on se dépêche avant que la machine ne soit pleinement opérationnelle ! ? cria Elusco.
Ils décidèrent de se séparer en trois groupe. Aldric et les esprits contre Forkiomone. Elusco, Ricina et Fleona contre le golem zatrien et Edvard, Apollonia et Trégan contre le démoniste. Trégan assura qu’il pourra affaiblir le démon et le rendre tangible et vulnérable aux attaques en le dissociant de son démoniste. Cependant, ce dernier conservera ses pouvoirs. Les deux ennemis resteront donc des menaces. Aldric monta sur une hauteur de la muraille pour souffler dans la relique. Elusco lui rappela juste ce qu’il avait dit concernant les kobolds et leurs états d’esclaves forcés à se battre. Aldric en prit compte et Elusco rejoignit son escouade. Aldric souffla dans la relique en pensant au mot d’Elusco.
Le bruit du cor de guerre résonna avec un son mystique dans toutes la région de Long Automne. Un esprit apparut armé, puis deux, puis dix, puis cinquante, puis cinq cents, puis cinq milles apparurent sans s’arrêter. Les spectres, aidés d’esprits de vouivres, ennemis des dragons, foncèrent sur le champ de bataille, aussi bien sur terre que dans les airs. Les armes ou la magie ne pouvait rien contre les esprits invoqués.
Les dragons tombaient un à un au sol, attrapés par une vouivre aussi grosse qu’eux. Des esprits des erdoss, nains et elfes chamans apparurent. Y comprit Ishilde qui les salua d’un signe de tête. Les esprits incantèrent un sort qui fit s’écrouler au sol Forkiomone et l’encha?na avec des cha?nes spectrales. Les esprits se jetèrent sur elle.
La confrérie descendit des murailles pour rejoindre la bataille. Aldric entendit son nom crié par une voix mystique mais que trop familière. Il se retourna et vit son clan. Ubalda, sa mère. Altmann, son père, Detlev, Loreley, Hartwin et tous les autres, armés et tendant leurs mains vers lui.
Une lumière intense se produit et Aldric brilla d’une lueur dorée et bleutée. Son clan fusionna en lui. Son étoile du matin devint une grande hache d’énergie spirituelle mélangée à la magie de Divonutib qui contrait les dragons. Il sentit la puissance des esprits de son clan et celle de Shygéün en lui. Il regarda la dragonne et se sentit poussé par toutes les mains de son clan dans son dos. Il chargea la dragonne avec une vitesse surnaturelle, dépassant celle de Guldo.
IV
Forkiomone tenta de se relever et vit une petite créature brillant de magie spirituelle l’approcher à une vitesse extrême. Son instinct l’alerta. Elle souffla des flammes et ne vit plus rien. Elle rigola d’un rire tonitruant et surpuissant.
- ? Un de moins ! ? hurla-t-elle.
Aldric avait sauté, sentant venir le souffle de flamme. Il la frappa à la tête alors qu’elle commen?ait à se libérer de ses cha?nes.
Le choc du coup créa une violente secousse. Le crane de la dragonne fut fendu avec une violente décharge de flammes de Divonutib, de flammes spirituelles et d’énergie divine faisant appara?tre des constellations dans les airs.
La dragonne se débattit et arracha des cha?nes. Elle était étourdie par le choc de l’attaque et secoua sa tête. Cela repoussa Aldric sur plusieurs centaines de pas. Il se reprit et elle le fixa. Elle se redressa et recracha ses flammes. Aldric ne put esquiver cette attaque et l’encaissa. Son armure et sa cape furent réduits en cendre. Il courut sur le c?té. Elle rechargea ses flammes et les cracha de nouveau. Aldric courait plus vite que le souffle enflammé. Il se prépara de nouveau à attaquer. Ils échangèrent un regard et Aldric sauta. Il atterrit et la frappa au même endroit qu’avant. Sa tête fut plaquée au sol. Alors qu’il s’apprêtait à l’achever, la dragonne se libéra de ses cha?nes et s’envola. Aldric, par pur instinct sauta dans les airs. Il prit appui sur l’air comme sur le sol et s’envola en suivant la dragonne.
Ils échangèrent des attaques. Aldric avait l’avantage : sa petite taille et sa grande vitesse lui permettait de la frapper encore et encore à la tête. Il re?ut cependant un puissant coup de patte. Il fut projeté à une vitesse éclair et s’écrasa contre la roche de la montagne. Ses pouvoirs se dissipèrent un court instant avant de réappara?tre avec sa furie du combat. Ses os étaient brisés. Cependant, il pouvait encore se battre. La dragonne la chargea sur la montagne pour l’achever avec sa masse. Il mit toute sa puissance restante pour l’esquiver au moment et de l’impact. Enfin, il la frappa à la tête à une force si élevée que cela créa une avalanche sur le flanc de la montagne. Une lumière intense se produit lors de l’attaque. Ses pouvoirs se dissipèrent. Il commen?a à perdre connaissance sur le crane fendu du cadavre de la dragonne. Le cadavre de Forkiomone la Puissante. Il ne put dire qu’une phrase avant de sombrer dans le vide :
- ? Merci… mon clan… ?
Il fut récupéré par une vouivre, Agarda, qui l’emmena vers les esprits des chamans.
V
Elusco et Ricina suivis de Fleona chargèrent sur le champ de bataille. Leur objectif était le golem zatrien. Elusco les prévint sur le genre de machine que c’était : une machine quadrupède avec un torse à l’avant ayant quatre bras et une tête de dragon. Il est composé de fer, d’argent et d’or. Son noyau, ou son c?ur, se trouvait dans le haut de son torse, derrière les plaques de métal les plus épaisses. Ses attaques sont des rayons de flammes, des explosions de flammes et des éclairs. Son noyau était rempli d’ames, moteur de sa puissance. Elusco renfor?a les projectiles de plomb de Ricina pour leur permettre de percer les barrières du noyau. Fleona dit qu’elle pourrait immobiliser la machine et essayer de forcer l’ouverture de son torse si Elusco lui indiquait où il se situe exactement. Elle leur expliqua qu’elle pouvait invoquer et faire pousser des plantes rapidement en tirant des flèches dans le sol. Elle pourrait ensuite se concentrer pour les maintenir. Les esprits leur forgeaient une allée pour se rendre au golem. Désarmant et étourdissant les kobolds sans les tuer, tout le contraire des humains zatriens.
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Ils arrivèrent au golem. Il était haut comme une tour de muraille et long comme une galère. La machine était comme l’avait décrite Elusco et elle jeta un froid dans le dos aux trois aventuriers. Ses mains et pieds avaient cinq doigts avec un talon pour les pieds. Comme les dragons. Leurs instincts leur disaient de fuir la machine. La créature mécanique les remarqua. Aucun esprit ne pouvait l’approcher à cause de son noyau qui les repoussait. Ses quatre bras se rassemblèrent et chargèrent un éclair. Elusco créa un bouclier magique sur eux trois. L’éclair les frappa. La barrière en encaissa une partie. Cependant, ils ressentirent tout de même une vive douleur.
Fleona se mit à courir après avoir tiré avec une vitesse éclair deux flèches aux pieds mécaniques de la bête. Des racines jaillirent et enfoncèrent les pattes avant de la machine dans le sol. L’archère courut sur le flanc de la bête et tira deux flèches au sol devant les pattes arrières. Des racines sortit du sol et enfoncèrent le golem dans le sol. Cela l’immobilisa. La bête tourna sa tête vers Fleona et tira un rayon de flammes avec sa gueule de métal. Cela frappa Fleona et une explosion retentit. Elusco espérait qu’elle était encore vivante et peu blessée.
Il regarda la bête et planta son baton dans le sol. Il tendit ses bras et des ecchymoses apparurent sur son corps ainsi que des fractures à l’intérieur de ses bras et mains. Les quatre bras de la machine se tordirent, l’empêchant d’incanter ses rayons de flammes les plus puissants. Sa gueule se déforma et se ferma définitivement. Elusco se concentra davantage, ses yeux devinrent rouges et ils commencèrent à saigner. Des plaies s’ouvrèrent sur son corps, laissant échapper des filets de sang. Son torse commen?a à se déformer. Le métal commen?a à s’ouvrir comme une fleur qui éclot. Le bassin de la bête se déforma. Elle ne pouvait plus faire de rotation. Elusco plia un genou, puis deux. Une lumière commen?a à appara?tre : le noyau. Une sphère turquoise de cristal. Comme celle de la liche zatrienne dans la forêt. Les oreilles d’Elusco commencèrent à saigner. Le noyau était exposé. Il hurla :
- ? Maintenant Ricina !!! ?
Son baton tomba au sol. Elusco s’effondra. Ricina regarda la machine immobilisée. Une sphère de cristal immobile. C’était facile mais stressant. Son c?ur battait la chamade. Le stress et l’angoisse la submergeait presque. Elle tira un projectile qui fut immobilisé par un champ de force.
- ? Fait CHIER !!! ?
Une flèche fut tirée devant la machine et des racines foncèrent vers le noyau. Elles l’entourèrent et forcèrent la barrière avant de la détruire. Le cristal sphérique était exposé. Ricina tira de nouveau. Un premier impact, une fissure apparue et une lumière en émana. Puis une seconde, puis une troisième. Elle tira un quatrième projectile sur le noyau aussi gros que la tête d’un homme. Il explosa dans une énergie d’énergie spirituelle. Les esprits foncèrent sur la machine pour la démanteler. Fleona revint vers eux et vit l’état du mage. Elle avait des traces de br?lures mais qui semblaient soignées. Elle s’approcha d’Elusco et le soigna avec sa magie de la nature. Elle guérit ses plaies mais dit :
- ? Il a trop de fractures… et ses yeux et oreilles… Je ne pense pas qu’il retrouvera la vue ou l’ou?e… Je suis désolé… Je ne peux faire plus. ?
- ? Non, non, non ! Elusco, putain !!! Adnama t’avait dit d’arrêter de faire ce genre de connerie avec ta magie !!! Pauvre con !!! ? cria Ricina en pleurant.
Au bout de plusieurs minutes, une fumée apparut sur son corps.
- ? Qu’est-ce que... ? De la magie de monstre ?! ? s’exclama Fleona.
- ? C-c’est quoi cette fumée ?! ?
Elusco se mit à fumer abondement. Au bout de quelques instants, il se releva doucement. Fleona et Ricina l’aidèrent. Elusco toucha la br?lure de Fleona par pur instinct et de la fumée apparut. Ses restes de br?lures avaient disparu. Il se tint droit. Il voyait encore un peu flou et avait des gros acouphènes. Ricina le prit dans ses petits bras.
- ? Si tu refais ?a, ?a sera moi qui te tuerai ! Compris ?! ? hurla Ricina.
- ? D’accord ma vaillante amie. Et merci Fleona pour ton aide. ?
- ? C’est tout ?! Un ‘’d’accord’’ ?! T’es sérieux là ?! ? cria-t-elle.
- ? Ce genre de machine tuerait n’importe quel mage ordinaire sans problème, même avec nos pouvoirs. Dans les légendes anciennes, un seul de ces golems servait à annihiler des armées entières. Le risque valait le danger. ?
Fleona était étonné. Elle avait reconnu une sorte de version de magie d’hémomancie dans son corps, comme un mélange des pouvoirs d’un loup garous et d’un vampire. Cependant, cette magie était comme… purifiée ?
- ? Quellle magie est-ce ? Je ne connais pas de magie de soin aussi puissant. Et aussi proche de la magie des monstres ! ?
- ? Un des sorts secrets de Grande-Roche, mon mentor. ?
Ce nom résonna aux oreilles de Fleona. Grande-Roche, la plus vieille elfe au monde et la mage la plus puissante.
Ils retournèrent vers la muraille pour voir s’ils pouvaient être utiles.
VI
Edvard, Apollonia et Trégan approchaient du général, son armée de soldats démoniaques était surmenée par les spectres. Cela leur offrait une allée dégagée vers le démoniste. C’était un humano?de à la peau écailleuse, aux doigts griffus, à la tête de dragon et dont une pierre noire émanant une lumière rouge traversait son torse. Cette pierre étai recouvert de glyphe démoniaque. C’était son c?ur de démoniste. Il était habillé d’une armure d’or et d’argent ternie par sa magie. Une fumée vivante émanait de son dos et formait une sorte de nuage au-dessus de lui. Il repoussait les esprits qui tentaient de l’approcher avec une barrière de magie démoniaque.
Trégan invoqua un crane enflammé de flammes bleues. Apollonia et Edvard reconnurent des flammes spirituelles. Jamais ils ne penseraient voir un mage pouvant les manier comme des flammes classiques. Il incanta un puissant sort qui envoya un rayon de flammes au démoniste. Takémir prit les flammes de plein fouet et la fumée prit forme de force. Il fut séparé de son démon. Les deux, Takémir et Yotrorgol se retrouvaient donc affaiblie et mortels.
Le démon prit forme. Une créature de fumée au corps ressemblant à de la chair carbonisée difforme. Des flammes sortaient de son crane et de son corps. Son crane ne ressemblait à rien de normal : un mélange entre un molosse, un humain et une chouette. Fusionnés ensemble d’une fa?on répugnante.
Edvard avait déjà tué des démons. Apollonia se chargerait du démoniste. Trégan transmuta le métal des armures de ses alliés. Il la transmuta en une matière ressemblant à de la pierre blanche.
- ? Cette matière peu connue peut résister aux flammes et évite de devenir dangereux à cause ses sorts de feu et de chaleur de nos ennemis. ? pronon?a le mage centenaire d’une voix sérieuse.
Il invoqua une barrière autour du corps des deux combattants.
- ? Voici une Armure Magique contre la magie des flammes. J’espère que ?a sera assez. ?
Un dragon atterrit à leur gauche.
- ? Je me charge de lui ! Quand le démoniste sera mort, criez ? C?ur ! ? et je me chargerais de détruire le c?ur du démoniste en contenant son explosion destructrice. Mais là, maintenant, je dois me charger de ce dragon. Allez ! Foncez jeunots ! ?
Le duo chargea et se sépara. Edvard fon?a sur le démon et Apollonia sur le démoniste.
Edvard chargea le démon de feu. Celui-ci lui envoya des orbes de feu en le voyant. Edvard incanta son Rempart Divin et chargea. Le démon tenta de s’envoler mais fut bloqué au sol par le sort de Trégan. Il frappa le démon de sa lance infusée de magie divine, le démon hurla. Il lui mit un coup de griffes enflammées. Le bouclier d’Edvard encaissa le coup mais fut détruit par la puissance du démon. Le templier invoque une lance à deux mains et encha?na les coups d’estoc rapides. Le démon serra ses deux poings et frappa le templier. Cependant le templier lui cria d’une voix mystique :
- ? Stop ! ?
Le démon s’arrêta avec ses mains pile au-dessus d’Edvard. Il invoqua une épée et trancha ses deux mains. De la fumée sortait de ses blessures. Il cracha une fumée toxique sur Edvard qui encaissa, étourdi. Le démon chargea avec ses moignons et sa machoire un puissant sort de feu et Edvard le prit de plein fouet.
- ? Pauvre pathétique mortel voulant jouer au petit héros. ? dit le démon dans une voix rauque.
De la lumière multicolore émanait de la fumée.
- ? Quoi ?! Comment un simple mortel peu survivre ? Non ! Ce pouvoir… c’est celui de la Grande Pourfendeuse !!! ?
Edvard brillait de la magie des Neufs, amplifié par la puissance d’Iphrine. Son armure fut réduite en cendre, laissant son torse nu. Celui-ci était recouvert de très nombreuses cicatrices sur tout le long, ainsi que ses bras. Son casque avait aussi été détruit. Son corps luisait de la magie des Neufs. Leurs neufs symboles du panthéon apparaissant en cercle sur son torse, le symbole de l’arbre au milieu du cercle.
Le démon eu à peine le temps de réagir qu’il se prit un coup d’épée lumineuse, brillante de magie divine. La magie des dieux entra dans le corps du démon et le fit exploser, ne laissant rien derrière.
Apollonia invoqua ses doubles contre le démoniste. Celui-ci se prit plusieurs coups de lames lumineuses qui traversaient son armure. Elle ne réussit pas à le toucher à la tête. Il se téléporta à quelques pas à plusieurs reprises. à chaque téléportation, le double le plus proche devint Apollonia et le frappa. Encore et encore. Il finit par se téléporter et incanta une violente explosion en face de lui, dans un large c?ne. Apollonia fut étourdite, les doubles se dissipèrent et le démoniste en profita. Le temps qu’Apollonia reprennent ses esprits, le démoniste eu le temps d’incanter un sort.
Elle eut à peine le temps d’incanter son Avant-Garde qu’elle se prit le sort. Une fois la déflagration de flammes terminée, son armure fut réduite en cendres mais son miracle protégea ses habits. Son épée et son bouclier avaient été détruits. Le démoniste la chargea avec une lame de flammes. Il se prit en un très court instant une lame faite de lumière dans le bord droit de son torse. D’un mouvement sec, elle fit bougea la lame de gauche à droite. Tranchant l’armure et le corps du démoniste comme s’ils étaient composés d’air. Son torse tranché en deux tomba au sol. Elle le frappa de sa lame de lumière dans le front et envoya une impulsion d’énergie. Cela réduisit en cendres son cerveau. Elle cria :
- ? C?ur !!! ?
Apollonia vit Edvard et fon?a vers lui. Trégan, venant tout juste d’achever le dragon gros comme trois grosses maisons. Il se téléporta devant le démoniste et arracha par télépathie l’énorme c?ur de pierre du démoniste. La source de sa magie. Il la mit dans une bulle de magie et détruisit avec son esprit le c?ur. L’explosion d’énergie démoniaque fut retenue par la bulle de magie. Ce n’était pas le premier démoniste qu’achevait Trégan, ni son premier dragon, loin de là. Il sourit. C’était facile à force d’un siècle de vie. Un peu trop même… dommage… mais bon, il fait avec.
La magie divine se dissipa du corps d’Edvard. Il se fit prendre dans ses bras par Apollonia.
- ? Bravo mon Chevalier ! ?
- ? C-ce n’est rien. ?
Elle fixa le corps aux muscles taillés et poilus d’Edvard avant de le regarder en le fixant. Elle le siffla. Cela fit rougir Edvard.
- ? Vous avez fini les tourtereaux ? ? demanda Trégan.
Apollonia racla sa gorge et Edvard essaya de rester sto?que malgré le froid ambiant d? à son manque de haut.
- ? Bien s?r, messire Trégan. Retournons aux murailles naines. ?
- ? Très bien. ? Trégan regarda Edvard ? Je vais te donner un sort de réchauffement pour éviter que tu attrapes un rhume à force d’être torse nu. ? dit-il en rigolant.
Il claqua des doigts et des petites flammes bleu apparurent sur le torse d’Edvard, le réchauffant du froid du début d’hiver.
Ils retournèrent aux murailles.
VII
Ils se rassemblèrent tous les six aux murailles. Elusco vit Aldric entoura par les chamanes spectraux et fon?a les assister pour les soins d’Aldric, qui était en sale état.
Deux jours passèrent. Trégan et Fleona re?urent une récompense et partirent. Les kobolds esclaves partirent former un quartier pour kobolds vers Egarad?mn, où ils seraient accueillis apparemment. Ils re?urent de quoi survivre dans la nature en plus de rations et de plusieurs cartes menant à la cité. Apollonia servit de traductrice entre les nains et les kobolds Le duo retourna à Egarad?mn par pierre chamanique une fois leur récompense récupérée et leurs corps rétablit.
Ils furent accueillis en héros à la cité qui travaillait déjà sur un agrandissement pour les kobolds qui arrivaient en masse. Les habitants étaient heureux à accueillir des anciens esclaves des dragons. La gentillesse des habitants de la cité était remarquable et digne de chansons de ménestrels. Ils re?urent leur récompense en plus d’une entrée triomphante dans la cité. C’était la première fois qu’ils étaient accueillis en héros. Ils eurent un banquet le soir et partirent au petit matin avec le salut des habitants de la cité : qu’ils soient erdoss, elfes, nains, humains ou kobolds.
Ils incantèrent le sort de retour chez Grande-Roche et Aldric aper?ut dans la foule les mirages des esprits de son clan. Tous les esprits le saluèrent de respect.
Quelques semaines plus tard. La cité d’Egarad?mn fit de grands travaux pour accueillirent les kobolds de la guerre d’Abroria. Ils furent traités avec respect et dignité. Beaucoup de kobolds pleuraient à ses signes d’affections, eux qui n’avaient connu que l’esclavage, la misère et la souffrance.
La confrérie de l’Alarco gagna la réputation des Libérateurs des Peuples et des Tueurs de Tyrans.
Aventure n°6 – La Dragonne et les Esprits – Fin

